Herménégilde Chiasson, Outremer 2

When:
November 22, 2016 @ 12:00 am – December 8, 2016 @ 10:00 pm
2016-11-22T00:00:00-04:00
2016-12-08T22:00:00-04:00
Herménégilde Chiasson, Outremer 2

À la Galerie 12 le 8 décembre de 17 h à 19 h / 5 pm to 7 pm at Galerie 12 Lancement de la réédition de Mourir à Scoudouc aux Éditions Perce-Neige

Du 22 novembre au 8 décembre Herménégilde Chiasson expose à la galerie 12 une série de 15 tableaux tous exécutés avec une seule couleur : Outremer. Cette exposition fait suite à une première exposition, en 2011, toujours à la G12 qui portait le même titre. Outremer est un bleu très profond dont on se sert, dilué avec du blanc, pour faire la couleur du ciel. C’est une couleur qui autrefois était très dispendieuse puisqu’il fallait, pour faire le pigment, broyer du lapis lazuli, une pierre semi précieuse. On l’utilisait avec précaution et économie, pour peindre le manteau de la Vierge par exemple, dans les peintures religieuses à l’époque où l’Église était la grande commanditaire de l’art occidental. Au 19e siècle, suite à une découverte chimique qui a permis de le synthétiser, le pigment est devenu beaucoup plus abordable et, en fait, cette couleur est maintenant l’une des moins chères sur le marché.

Pourquoi le bleu outremer ? Pour Chiasson cette couleur correspond à l’esprit français. On la retrouve à plusieurs reprises en histoire de l’art mais aussi dans la peinture de Matisse, son peintre préféré, comme dans le bleu du drapeau français, incidemment le même que le drapeau acadien. Ce bleu, comme son nom l’indique, est aussi une couleur marine, son bleu dilué est celui de la mer en été et dans sa force celui de la mer en automne. Le bleu est aussi une couleur froide — et l’outremer est sans doute la plus froide du spectre — se rapprochant énormément du mauve. En ce sens c’est un peu une couleur de saison, en cette époque où l’hiver se rapproche et où le bleu s’installe dans nos vies.

L’exposition se divise en deux catégories de peinture, l’une fondée sur des contraintes et l’autre plus libre et plus lyrique qu’on pourrait qualifier d’abstraction. Dans la série des contraintes on retrouve une série de 7 toiles dont la surface a été divisée de manière égale afin de produire plusieurs cases identiques dans lesquelles l’artiste a peint dans un temps limité, des représentations de sujets souvent identiques (36 regards, 36 visages de femme, 100 arbres, etc…). Dans la deuxième série on retrouve de petits tableaux dont la forme ambiguë peut parfois donné libre-cours à l’imagination. Cette série comprend aussi un tableau plus grand à mi-chemin entre figuration et abstraction. La plupart des oeuvres sont faites à l’huile sur toile. Somme toute une exposition assez classique comparée aux expositions précédentes où l’artiste a travaillé sur des œuvres de plus grand format et de nature plus expérimentale.

Il n’y a pas de vernissage d’ouverture mais plutôt un vernissage de fermeture lors d’un 5 à 7 (17h à 19h) jeudi le 8 décembre alors que sera lancé la réédition de Mourir à Scoudouc, premier livre d’Herménégilde Chiasson, publié pour la première fois en 1974 et réédité par les Éditions Perce-Neige dans sa Collection Mémoire où sont déjà parus Cri de terre de Raymond LeBlanc, Acadie Rock de Guy Arsenault et Éloge du chiac de Gérald LeBlanc.

Pour plus de renseignements : 506-577-6428 ou 506-961-6254

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